Un peu nostalgique ce soir, j'ai voulu jeter un œil à Okinawa via Google Earth... C'était sans compter sur un joli typhon, qui masque complètement l'île principale ! Ah oui, j'avais cliqué sur le bouton « météo »... Il semble que l'année ait été particulièrement chargée en tempêtes tropicales pour la dernière préfecture du Japon. Moi, ça fait cinq mois jour pour jour que je l'ai quittée.
15 août 2011
17 mai 2011
Okinawa depuis Tokyo !?
Bonjour à tous,
si vous n'avez pas grand-chose à vous mettre sous la dent ces derniers temps, c'est d'une part parce que j'ai déménagé à Tokyo il y a deux mois, d'autre part parce que je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire le soir. Je ne me donne pas non plus le temps de répondre aux mails que certains d'entre vous ont pris la peine de m'envoyer et pensez bien que je suis un peu chagriné quand je vois ces 39 messages prendre la poussière au fond de ma boîte mail. Je ne peux garantir de réponse aux mails que je recevrai à partir de maintenant (sauf urgence), mais j'essaierai –mieux vaut tard que jamais–, de répondre à ceux que j'ai reçus jusqu'à aujourd'hui.
Mon intérêt pour Okinawa n'est pas en veille : je continue d'approfondir ma connaissance de la musique (j'ai d'ailleurs acheté un gros livre de partitions pour sanshin avant d'emménager à Tokyo) et de l'histoire des Ryûkyû, mais j'ai beaucoup moins de temps à y consacrer à court terme.
Je reste néanmoins à disposition des journalistes qui cherchent une vulgarisation rapide au sujet d'Okinawa, par mail et par téléphone, comme j'ai pu l'être pour France Inter et France 3 l'année dernière.
Ne supprimez pas le blog de vos marques-pages, il reviendra, c'est promis.
À bientôt !
À bientôt !
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Denys, un ravélien à Tokyo
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24 déc. 2010
Les cartes de vœux au Japon
Nous sommes le 24 décembre, il fait 22°C, le ciel est bleu et je suis noyé dans mes cartes de vœux !
Un peu en vrac, quelques faits sur ces fameuses nengajô (年賀状) :
- Les cartes de vœux sont une institutions très bien réglée : si vous les postez avant le 25 en ayant bien pensé à indiquer en rouge les deux lettres nenga (年賀), elles ne seront déposées chez votre destinataire que le premier janvier. Chaque foyer reçoit chaque année son petit lot de cartes, entouré d'un élastique. Je suis allé à la Poste tout à l'heure, on m'a dit que si le code postal était bien indiqué, un dépôt jusqu'au 28 décembre garantissait presque une livraison le premier janvier.
- Dans le fond, rien n'est bien différent de ce qui se passe en France, hormis qu'il faille faire parvenir ses cartes avant le 7 janvier (période étendue au 15 dans certaines régions). Après cette date, on peut cependant envoyer une carte de saison.
- Si jamais on reçoit une carte de quelqu'un à qui on n'en a pas envoyé, il convient de lui répondre sans attendre. C'est parfois contraignant mais c'est une politesse très appréciée (d'aucuns diraient obligatoire). Si cette carte vient d'un ami ou de quelqu'un de proche, on peut aussi le remercier par téléphone ou par mail.
- Comme en France, de plus en plus de cartes sont imprimées à la maison. Les graphistes créent de jolis designs originaux, les autres ont souvent recours à des magazines en général vendus entre 500 et 2000 yen (110¥ = environ 1€) qui proposent un logiciel de mise en page et tout un tas de motifs ou dessins. Forcément, les imprimantes sont bien mises en avant dans les rayons des magasins à cette période de l'année. Des cartes toutes faites existent également (imprimées et timbrées). Dans tous les cas, un petit mot à la main est recommandé, par respect pour le destinataire.
- Cette année, c'est l'année du lapin et chaque carte fait figurer l'animal. Si on veut représenter l'animal en kanji, on utilisera le caractère suivant : 卯. Il est très facile, graphiquement, de le transformer en lapin et c'est la base de nombreuses cartes.
- En plus des illustrations, une carte comprend en général trois éléments écrits dont le premier, le plus gros, est une formule toute faite (« Meilleurs vœux », « Je vous souhaite mes meilleurs vœux pour la nouvelle année », etc.). Le deuxième est un petit mot personnalisé : un remerciement, des vœux de bonheur, etc. Il est important de n'écrire que des choses agréables. Les mots négatifs comme « perdre » ou « quitter » sont à éviter ! Troisième chose : la date, à écrire en évitant les répétitions. Il faut par exemple veiller à ne pas écrire ichigatsu gantan (一月元旦), ichigatsu signifiant janvier et gantan désignant la première matinée de l'année.
- Si vous avez raté votre belle calligraphie, vous pouvez échanger gratuitement votre carte à La Poste. Cela dit, j'imagine qu'il ne faut pas espérer en échanger quarante gratuitement, même si votre adorable chaton les a mordillées.
- Vous vous demandiez à quoi servaient ces dizaines de cartes de visites reçues pendant votre séjour au Japon ? Eh bien, elles sont un excellent moyen de connaître l'adresse des personnes que vous avez rencontrées ! L'échange quasi-systématique à partir d'un certain âge a finalement des bons côtés.
Deux petites photos instructives (cliquez pour agrandir) :
Vous remarquerez que la carte vierge emballée à gauche comporte de petits numéros. Ceux-ci permettent au destinataire de la carte de participer à une loterie nationale qui offre aux numéros gagnants des voyages ou des produits électroniques (une carte gagnante sur un million) ou encore des timbres (deux cartes gagnantes sur cent). Sur la gauche et au milieu de la photo, divers autocollants. À droite, une tranche de gomme permettant de créer ses propres tampons. En haut à droite, une carte fantaisiste toute faite qu'on évitera d'envoyer en Corée ou en Chine où le motif rouge rayé est susceptible de rappeler l'ancien drapeau impérial... Pas de très bon goût.
Les crayons que vous voyez au-dessus permettent de créer de petites aquarelles qui rendent plutôt bien. Le crayon au corps bleu ciel de la première image est un pinceau avec réservoir à eau. Très efficace pour jouer avec les couleurs. Bien sûr, les cartes sont prévues pour absorber ces jeux d'eaux.
Au passage, j'en ai trouvé une belle sur le site de la Poste japonaise ! Il s'agit du néologisme dekoru (デコる) pour « décorer ». Jamais vu un verbe japonais aussi proche du français !
Bref, j'y retourne. Bonnes fêtes de fin d'année !
Par
Denys, un ravélien à Tokyo
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