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16 janv. 2008

Vroum



Depuis quelques jours rôde sur la base toute proche de Futenma une bestiole plutôt impressionnante tant par sa taille que par le bruit qu'elle impose aux alentours.

J'ai ajouté des photos de l'animal dans l'album photo récemment que j'ai récemment créé et que vous pouvez trouver en cliquant ici.

Voici maintenant une vidéo tremblotante (le zoom maximal d'une seule main, c'est pas simple !) susceptible de vous donner une idée du bruit que produit ce truc. Les bâtiments qui masquent partiellement ce décollage sont ceux de la fac... Et à la fac, à 17h30, il y a des cours, n'est-ce pas ?



Pour terminer, laissez-moi vous remercier pour vos visites sur mon blog ! Je remercie aussi bien ceux qui me connaissent que ceux qui me découvrent grâce à la magie des moteurs de recherche.

À ce propos, certains sont tombés sur le site de façon bien curieuse et je doute que les personne ayant cherché "des japonnaises maquiller au japon( en photo)", "jeux de vature", "porte coulissante qui s'illumine" ou "les coure accelerer pour aprandre à lire et à écrire le japonais" aient trouvé ce qu'elles désiraient sur mon blog. En tout cas, elles m'ont bien fait rire. Par ailleurs, je tiens à dire que ceux qui ont cherché "laideronnette impératrice des pagodes" et "ravel et le japon" sont d'office des amis !

Celle étant tombée sur mon blog avec la requête "photos okinawa avec poeme" ne s'est, elle, pas trompée. En revanche, je ne sais pas "exorciser un appartement", ne suis pas "pigiste le maine libre", ne connais pas les tuyaux pour trouver des "hotesses japonaises sur paris", pas plus que je ne pourrais renseigner la personne ayant cherché une "conversion taille chaussures enfant francais japonais".

Bravo à celui qui a trouvé mon blog avec la recherche "image rigolote du cours de géographie" mais tu ferais mieux de travailler en cours, sale gosse !

Enfin, je ne sais pas si la personne qui a cherché "cedric vivant" en a eu des nouvelles. Si vous voulez des hélicoptères pour sa libération, n'hésitez pas, y en a plein dans le coin.

À bientôt !

20 déc. 2007

Diplomatie à l'américaine


Pour ceux à qui ça ne dit rien, voici un petit rappel.

1 déc. 2007

Speech Contest

Un speech contest ?

Je n'en avais jamais entendu parler avant d'arriver ici mais croyez-moi, les profs se sont démenés pour m'en servir matin midi et soir. Pour tout vous dire, ça fait plus d'un mois qu'on nous en parle un cours sur deux.

Le principe est simple : écrire un texte sur un sujet libre puis le présenter en public pendant trois minutes environ.

En résumé, le but est de faire pleurer tout le monde tout parlant de soi et en flattant le Japon. Comme dans tout speech, l'humour est évidemment apprécié et, en effet, j'en ai vu qui avaient, en plus d'un certain charisme, une propension à faire mourir de rire le public avec deux syllabes.

Je ne compte plus les brouillons écrits, raturés et recommencés depuis un mois. Au bout d'une dizaine, on a donné aux profs une version finale qui a été incorporée au programme imprimé pour l'occasion.



Kanhlayany et moi étions seuls dans la catégorie des débutants, ce qui nous permettait évidemment de gagner à coup sûr ! Hé hé hé.

Bien entendu, chanceux que je suis, j'ai été le premier à passer. Mon sujet était "la musique que j'aime". Ça m'a permis dans un premier temps d'évoquer les musiciens français du début du XXè siècle dont certains (Ravel, Debussy) se sont inspirés de l'art japonais (Ravel avait chez lui un coquet salon japonais) avant de préciser qu'en retour, ceux-ci avaient influencé toute une génération de compositeurs japonais. J'en profite pour remercier Jean (ici-même, pas dans mon speech, désolé) de m'avoir fait découvrir toute cette collection japonaise de disques Naxos, remarquable en bien des points et j'invite les mélomanes à se ruer notamment sur les disques Fukai et Hayasaka dont j'ai d'ailleurs cité les noms pour ce speech. J'ai poursuivi en disant qu'au contraire des musiciens japonais qui venaient souvent étudier la musique en France, j'étais de mon côté venu au Japon. Après ces jolis liens tissés avec l'ami Japon, j'ai parlé de ma vraie musique de prédilection : la musique de jeu. Bla bla 1985, Mario, Japon, concerts, bla bla, France, pas concerts, bla bla, étudier, musique de jeu, bla bla, Final Fantasy, bla bla, écoutons un extrait.

Je connaissais par coeur mon speech hier soir, mais quand on se retrouve en public, filmé, ayant trop peu dormi et avec la lumière bleue du projecteur dans les yeux, on ne peut s'empêcher, par sécurité, de contrôler sa feuille à chaque fin de phrase. Ces précautions ne m'ont pas empêché de me tromper puis de me reprendre à plusieurs reprises. Etant le premier à passer, j'ai heureusement bénéficié de la virginité des oreilles de l'auditoire.



J'ai ensuite dû me farcir tous les autres speeches, du plus marrant (intitulé "non, je ne suis pas un idiot") au plus chiant (houlala, les pommes sont chères, [...] en plus les typhons font peur) jusqu'au plus ignoblement racoleur (une lettre chialeuse en direction du paradis) le tout pour environ cinq heures. Et encore, je comprenais un mot sur cinq, ce qui m'a, dans un sens, sauvé.

A l'issue, remise des prix. Je suis donc reparti avec un joli diplôme, un bon d'achat de 3000 yen (une vingtaine d'euros), un T-shirt et un porte-mines tous deux à l'effigie de la fac.

Je vous invite comme d'habitude à consulter l'album pour plus de photos. Celles-ci s'y accumulant, j'ai remarqué qu'il devenait de plus en plus lent. Je vais donc sans doute procéder à un petit remaniement prochainement (puisque ça ne viendrait pas à l'idée de Google de changer automatiquement de page après trop de photos...)

Merci d'ailleurs à Thibaud pour ses clichés !

12 nov. 2007

Joli mois de novembre

En début d'après-midi, alors que le thermomètre affichait 23°C et que je ramassais mon linge sec sur mon balcon, j'ai aperçu une mer d'une couleur bien agréable. Ici, quand la mer est basse, on aperçoit de jolies différences de couleurs que j'imagine dues à la présence de coraux.

Au diable le cours d'anglais de 16h20, je décide d'aller voir la mer cet après-midi.

Avant qu'on me traite de cancre, je précise que ce cours d'anglais fait partie des six heures de cours totalement facultatives que j'ajoute chaque semaine à mes cours de japonais. Le niveau n'y étant par ailleurs pas terriblement élevé, je ne crois pas manquer grand chose si ce n'est l'occasion de parler de sujets passionnants tels que "Les femmes préfèrent-elles les hommes efféminés ? ou encore "Pourquoi les pêcheurs sont superstitieux".

C'en est donc parti pour près de 3 km, soit une heure de marche environ.


Sur le chemin, je décide de prendre des photos qui changent de l'ordinaire. On n'en parle pas souvent mais Okinawa ressemble parfois au tiers-monde (architecture souvent désastreuse), et encore...

Regardez donc les photos suivantes :


Non, ce n'est pas Cuba.


Ni Mogadiscio.


Peut-être Silent Hill ?

Enfin si vous venez sur ce blog, j'imagine que ce n'est pas spécialement pour voir des images de toilettes sales. Passons donc l'architecture rouillée d'Okinawa pour arriver directement à la marina de Ginowan dans laquelle on croise parfois des poissons rarement aperçus en Bretagne (ou à mon avis, ils ne fréquentent de Saint Malo que l'aquarium).


Pour continuer dans la démythification de la belle Okinawa, laissez donc cette photo vous dire qu'il n'y a pas que des plages tropicales dans le coin.

En revanche, dans le port il y a des... des... des ? Des TORTUES !

Il y a également des coraux, et pas qu'un peu, comme l'indique la carte suivante :


(Et en effet, depuis la jetée, on aperçoit dans l'eau des zones plus sombres que d'autres)


Petit inconscient que je suis, j'étais parti en chemise manches courtes à la mer mais aujourd'hui a été la journée la plus froide que j'ai connue jusqu'à présent à Okinawa. On est descendus jusqu'à 21°C. Je pense que je me fais vite au climat local parce que j'ai cru que j'allais tomber malade tant j'avais froid !

Rien d'autre d'intéressant dans cette promenade au bord de la mer que des photos. Je vous invite donc à voir la suite sur l'album photo du blog.

9 nov. 2007

Futenma

Comme je vous l'ai déjà dit, en plus de disposer à la maison d'une jolie vue sur la mer de Chine, j'aperçois un bout de la base aérienne américaine de Futenma. Car ainsi que vous le savez peut-être, Okinawa est légèrement grignotée par des bases militaires américaines. Je ne rentre pas dans les détails, les informations étant faciles à trouver sur le sujet si vraiment il vous intéressait. Voici en tout cas une carte montrant Ginowan où j'habite.

Il y a trois ans, un hélicoptère américain s'est écrasé sur un bâtiment de l'université internationale d'Okinawa où j'étudie. Si vous voulez plus d'informations, je vous recommande ce site (assez partisan mais en anglais) qui contient divers documents intéressants montrant par exemple que, suite au crash, les Américains se sont approprié la fac (certains parlent d'invasion ou d'occupation), en interdisant l'accès aux gens qui y travaillent pendant plusieurs jours. On y lit aussi que les hélicoptères qu'utilise l'armée américaine ne sont pas fiables (qui en doutait ?) et qu'ils représentent donc un énorme danger dans une zone aussi urbanisée que Ginowan.

En revenant de cours tout à l'heure, j'ai commencé à entendre un énorme boucan et j'ai accouru sur mon balcon. Je suis arrivé juste à temps pour filmer une série de décollages. Youtube a détruit la qualité de ma vidéo mais prenez quand même le temps de jeter un oeil à la vidéo si vous voulez comprendre ce à quoi on a droit tous les jours.



En tout cas, le gouvernement japonais paraît pour beaucoup se foutre d'Okinawa et il est amusant d'apprendre que le premier ministre de l'époque, Koizumi a refusé de rencontrer le gouverneur d'Okinawa suite à l'accident de l'université parce qu'il était en vacances.

Un prof de la fac, Peter Simpson évoque la classe diplomatique américaine :


The simple lesson of the helicopter crash at Okinawa International University is: Never again!. All of us at the university, and in the wider community, can count ourselves fortunate to be alive. Even so, how long should Ginowan residents be forced to rely on chance? Only hours after the crash, helicopters were already swirling over our heads again. One would have thought that even in the interests of public relations, to say nothing of public safety, the U.S. Marine Corps would have displayed better judgment.

Je voudrais éviter de vous parler tout le temps de ces bases mais elles sont si bruyantes qu'il est impossible de ne pas y penser dix fois par jour.

Vous trouverez dans l'album photo associé au blog des photos de divers appareils survolant continuellement la ville, ainsi que de la base de Futenma elle-même (souvenez-vous, le panorama depuis la fac). J'ai également ajouté un petit panorama qui n'est finalement pas si nouveau puisqu'un autre montrait déjà une partie des lieux.

20 oct. 2007

Faites du sport

Aujourd'hui, il y avait une espèce de fête du sport organisée par le centre international.

Arrivés à 10h du matin au gymnase, on est repartis vers 17h. Pendant tout ce temps, on n'a fait que du sport (attention il y a un piège) : volley, badminton, basket, ski, tennis de table, et toutes sortes de jeux normalement réservés aux enfants (balle au prisonnier et d'autres trucs japonais qu'il a fallu à chaque fois m'expliquer trois mille fois pour que je comprenne). Pendant une pause, je suis sorti sur le balcon du gymnase et j'ai pris quelques photos afin de constituer un panorama.

De Panoramas


On y voit un morceau de la fac (vous reconnaîtrez le bâtiment principal, déjà vu ici), avec son terrain et la mer en fond. Vous saurez maintenant me repérer dans Google Earth : il suffit de trouver la base de Futenma, puis un terrain de baseball juste à côté...

Tiens, je vous mâche le boulot. Maintenant, dézoomez un peu pour avoir une idée de la taille de la base...


Agrandir le plan


Je me plais bien dans des rôles ponctuels de gamins mais cette journée ressemblait parfois à un après-midi au centre aéré. Le centre international nous couve (d'aucuns diraient qu'il nous étouffe), d'ailleurs ce soir on a rendez-vous à la fac pour nous éclater le bide, comme on dit, et je vais me préparer. À bientôt !